Se faire embarquer dans l'imaginaire

Se faire embarquer dans l'imaginaire
Comment ne pas être bouleversé par ce profil taillé dans l'imaginaire
Comment ne pas être ému par ce surcroît d'incurie hors du monde
Pour l'ailleurs, né au c½ur de la rêverie, évasion d'un monde hiver
D'autre part quelle aide apporter à un être évadé ainsi de sa tombe
De lui-même
Je senti gonfler en moi une sensation de douloureuse impuissance
Impuissance à immobiliser la marche du temps et à éloigner de ce fait
L'évidente, l'inéluctable conclusion que l'oubli n'est qu'arrogance
La ronde céleste, le grand manège, le catalogue des impasses, des cités
La bohème
Le plus étrange, le plus singulier, c'était l'accord entre ces voyages
Où la vie changeait à ce point les perspectives de tout mon être
Identifiable, que je sentais émerger de la partie obscure et des rouages
Parfaitement camus, adossé à cette constellation plus qu'obsolète
Irréelle

Soudain, je débouchais dans une rue sans aucun bâtiment
Bousculé par la foule qui me semblais étrangère et nonchalante
Sans y avoir été invité, de moi-même je suivais tous ces gens
Mais ce monde ne saurait être vide et peu importe le temps
Peu importe l'univers, à la fois mesquin et sans frontière
Me croirez-vous, si je vous dis que j'ai toujours adoré le grand air
Je reviens sur mes pas et m'efforce de poser ma main sur quelqu'un
Quelqu'un de la rue, de ce monde, sur quelqu'un, monstre ou cornac
Beaucoup parlent une langue étrangère, d'autres fuient tout contact
Vivant là, sans jamais sortir de ce labyrinthe, blonds, bruns, rouquins
Paraissant même ignorer s'il existe une porte ouvrant sur l'extérieur
Je pense que l'ineffable doit m'attendre pour effacer mon intérieur
Mon premier mouvement fut de m'éloigner, et de courir, et revenir
Revenir dans l'allée principale par un de ces couloirs ouverts au ciel
Ouverts à la destinée, ouverts à la vie, couloirs que je ne connais pas
Cette soudaine isolation me ramena à ma solitude, tel un duplicata
Je me lis en face comme on lit les pages d'un livre ouvert à la lumière
Pages toupillées de ces cercles tracés vers la profondeur du passé
Pourtant tout me semblait maussade, encore combien d'astreintes
Avant que j'en arrive de moi-même à passer le seuil de ce labyrinthe
Ou bien d'accepter d'y descendre et de m'y perdre de mon plein gré
On prie le ciel bien souvent sans raison, où se trouve la raison
A ce propos, savez vous que de profonds remous m'agitèrent
On peu donc rêver, mais sans plus, naître ou sortir de sa prison
Sans raison, un peu à la dérive, se faire emporter dans l'imaginaire
# Posté le lundi 27 juin 2005 12:16

« Est-ce encore une autre illusion, est-ce encore

« Est-ce encore une autre illusion, est-ce encore
Mais de quel côté situer la vérité, ou son approche
C'était une aventure unique et sûrement mémorable
De cette apparence presque illusoire je franchi la porte
Ajustant l'éternité, l'autre intermédiaire du palpable
De chacun de ces voyages, au langage sous-entendu
Le temps réel avait ouvert moult et grandes fenêtres
Dans ce labyrinthe où la lumière détrompait l'obscur
Tout semblait obéir à cette nécessité du retour, être
Subite révélation
Il me semble
Que le temps
Se compose
Par paliers
Ces apparitions
Innocentes
Ces instants
De rose...
M'évader
Des théâtres déjà dispersés, que ma mémoire aura fini par situer
En présent immédiat, une histoire fantastique, sibylline, cachée
Tout me paraissait clair, étrangement simple
Une chaise s'était installée dans ce labyrinthe
Cet apport multipliait à l'infini les perspectives
Ouvrait le temps devant moi plein de surprises
L'espace que je cru limité aux mesures de la vie
Aux confins de toute réalité et de toute certitude
Pouvait circuler librement dans mes rêves, ainsi
Ces longs couloirs de dédale, immenses ou minuscules
Avaient fini par chasser mes craintes attardées
Toutes ces indésirables enfouies en moi, au plus profond
Comme si rien de tout ce qui avait été... était
# Posté le lundi 27 juin 2005 12:26

Ces voyages vers le démesuré n'étaient certes pas abscons

Ces voyages vers le démesuré n'étaient certes pas abscons
En moi s'enseigne la patience, la découverte des choses
Ce don de vie, magique, merveilleux pouvoir de la nature
Qui nous pilote vers les épines ou la senteur d'une rose
Ce don de vie qui reste peut-être encore un peu obscur
L'horizon était baigné de soleil, de bleu et de vert partout
J'étais calme et rassuré, il faisait chaud, je percevais le bonheur
Je n'avais pas l'impression d'habiter mon corps, j'étais sourd
Le silence était profond et total, ce n'était pas la nuit, l'aurore
Certes pas, le jour, le crépuscule non plus, un temps en suspend

Allongé parterre, les mains sous la tête, le rêve d'ailleurs
En silence se déchaîne, merveilleux pouvoir de la nature
Qui me transporte au-delà de l'imaginaire, vers l'ailleurs
Je vois s'ouvrir devant moi un autre monde, autre allure
Où ne règne pas la terreur, non plus le trac ou l'entorse
Un autre monde où on laisse couler les mots, les verbes
Sans blessure, sans écorchure, sans violence, sans force
Un monde moins mordant, moins incisif, moins acerbe

Prends moi dans tes bras, toi la fée qui à fait de ce fait
Autre chose que du rêve, toutes lumières éteintes
Laisse moi prisonnier de toi, toi la fée qui fait de ce fait
Autre chose que l'amour, bien plus fort que l'étreinte
Sans crainte
Je me glisserai au fond de tes yeux, avec les couleurs
Les couleurs de ce paradis, je te glisserai en moi
Au plus profond de toi, avec tous ces petits bonheurs
Qui font de la vie bien autre chose que du grivois
Enceinte
Je le deviendrai, toi à l'intérieur de moi et d'émoi
Mes yeux ne couleront plus, mes larmes non plus
Je ne crierai plus l'autre au- secours, l'aidez-moi
Le soleil est là puis il a soigné toutes mes brûlures
# Posté le lundi 27 juin 2005 12:48

C ma boue tic et tac le temps......

C ma boue tic et tac le temps......
« Toutes ces morales
Morales de bonne foi
C'est un arsenal
Contre le bien en soi
Tous ces tabous
C'est ma boue
Tic et tac le temps
Depuis l'instant
Tanné de la naissance
En çà, en moi
En surmoi
Toute une instance »
# Posté le vendredi 15 juillet 2005 11:04

Mots croisés

Mots croisés
Dédales ou labyrinthes
Les maux y jasent et tintent

Les fleurs...Dans mon enceinte
Du mal......Pour être bien
Se cachent....Dans chaque recoin
Partout....Je cherche ta main
Ivresse......Et tant d'étreintes
Parfums......D'offres, d'empreintes
Plaisirs.... Pour être bien
# Posté le vendredi 15 juillet 2005 11:06