Ce hameau s'offre à ma vue, noyé par la brume du crépuscule
Il semble posé sur un parterre d'épilobes et d'oenothères
J'avoue avoir le vertige face à ce tableau, miracle de la nature
Ce bouquet d'éden, au sortir de la fontaine, me convient
Mes paupières se ferment et invitent mes rêves plus serviles
Que la raison, à plonger mes yeux dans la robe des miens
Sans voix, sans râles, une descente dans le jardin des délices
Et là, je sais, je sais que ces rides au coin du c½ur
Rares comme ces couleurs du soir qui cachent tout
Douces comme ces souffles qui étouffent le malheur
Belles comme si c'était du ciel avec du bleu partout
Font flotter des fantômes sur les ombres qui naissent
Etrange cité de l'intérieur où se mélangent et s'effleurent
Tant de fleurs différentes aux effluves d'amour et de caresses
Volutes veloutées d'arôme, pour mon âme nue et sans étoffe
Dans la chair et ses vérités que nul autre ne peut toucher
S'humecte de semences, envahie d'essences odorantes
Ce pays étrange en rendant à mes yeux, jadis fermés
La vue, que mon être avait su remplacer, pour l'attente
Entre ciel et moi tourné vers moi, aucune ligne, aucun trait
Je me trie, me dépouille, je n'en fini pas devant ce fatras
Confusion de reconstitution à l'initial, diantre, je me refais
Une naissance et ès nominé des saints, une allée dans les aléas



