Dans ce flou utopique

Dans ce flou utopique
«Une écriture allongée a écrit de l'avenir
Qu'il n'y a de présent que l'instant à suivre»





Gravée à tout jamais comme autant de chapitre à relire
C'est une ombre qui passe, qui fait un tour de manège
Ici même, à l'origine, sur le terrain de ma seule utopie
Comme si j'avais vécu dans les coulisses d'un privilège

Latent, le présent ne pouvait pas être saisi en lui-même
Si habitué que je fus à laisser mon imagination sourde
Au fond d'un long rêve éveillé, comme dans un système
Système de glace, ou chaque être, enfantant son double

Se reflète dans le miroir de sa propre métamorphose
Une réalité que je ne pouvais atteindre, ambiguë
Ce souci, à vouloir percer le mystère des choses
Ne pouvait aider qu'à façonner une autre aventure

Planquée là, au fond de ma seule vue, profilées d'ombres
Sur le pavé, ombres fluidiques où se pussent reconnaître
Un contour, un visage, une main, secret d'un autre monde
Qui m'obligeât à m'engager, avec les yeux à nouveau nés
# Posté le lundi 13 juin 2005 04:16

simple pensée......simple vue!

simple pensée......simple vue!
J'ai vu deux papillons blancs
Voler côte à côte
C'était il y a longtemps
Où tout me semblais beau.......


Ma main à bien du mal à joindre la tienne
Même au bout de mes yeux tu es au bout du monde
Je voudrai bien franchir toutes les frontières
Là je crois......... mon coeur et mes yeux s'innondent

J'ai des ailes, j'ai des ailes
Dans mes rêves, mes rêves
Pour rien, rien
Pour un jardin

Je me suis planté là, un million de fois
Ce que je fais là , moi, je ne sais pas
Je voulais juste, moi, être près de toi
Et te serrer, toi, là entre dans mes bras
# Posté le jeudi 16 juin 2005 06:24
Modifié le jeudi 16 juin 2005 08:07

La fontaine.......j'avance!

La fontaine.......j'avance!
Mon regard s'est posé, ébahi, sur cette fontaine
Usée, vieillie et grisée par les vapeurs du temps
Oasis ou mirage, c'est paradis dans mes hivers
La porte à côté du bleu, loin du noir et du sang

Je sentais bien que je devenais un autre, réceptif
Profitant de l'instant pour l'instant, présent abscons
Capable à nouveau de ne plus réfléchir et enfouir
Mes mauvais souvenirs dans une mémoire sans fond

Cette eau qui tombe perpétuellement dans son eau
C'était peut-être ces gouttes salines qui s'écoulent
Et coulent à laisser des traces, empreintes d'escargot
Empreintes de c½ur déchiré déposées sur mes joues

Alors j'ai plongé mes mains au plus profond du délectable
Bain de jouvence effaçant les rides et les ridules du chagrin
Temps suspendu, point virgule et sûrement pas point final
Garde cette drôle d'histoire au fond de moi dans son écrin
# Posté le jeudi 16 juin 2005 08:13

"Aucun trait, aucun point que souvenir ne puisse encore »

"Aucun trait, aucun point que souvenir ne puisse encore »
Il était là, l'autre mien, assis sur le bord de la fontaine
Mains tendues le visage souriant et tant plein de lumière
Faut-il avancer plus près et accepter ce nouveau baptême
Goguenot, mon plaisir est-il de rester dans mes peines
Dans mes pleurs, dans mes rêves, mes avions de papier
Ou suis-je prêt à suivre le bleu qui s'en vient me chercher
Très loin du monde, là où les couleurs quittent le mépris
Pour ces teintes que je ne connais pas, le sourire à la vie
Je suis prêt à le suivre l'autre moi, j'aime mieux suivre la vie
Même si dans mon miroir j'ai quelque peu changé, vieilli
Coi, je me regarde dans l'eau qui me sert de frontière
Entre l'instant à venir, les maux et les murs du désert
C'est malgré soi qu'on s'obstine, qu'on ne renonce pas
Pour changer la fin d'une existence où on ne s'aimait pas
M'avoir voulu tellement loin lorsque je manquais d'espace
Et chercher des hamacs parce que trop fatigué quelquefois
Je tremblote, pas si facile de se sauver lorsqu'on se noie
Parenthèse, quel que soit l'abîme où l'on est, on n'y reste pas
On en revient, fatigué certes, mais plus fort, plus paisible
Point de suspension, au fond, c'est très s bizarre d'être ici
Et même tous mes silences savaient tout de mes pièges
Pour l'instant, sans autre bénéfice que de me tenir éveillé
Assis là, au bord de la fontaine si désespérément belle
Je continuais à vouloir percer l'écran de l'obscur, l'insensé
# Posté le jeudi 16 juin 2005 15:55

Non point dédale, ni évasion de plume.....

Non point dédale, ni évasion de plume.....
Tentation, ça me taraude cette envie de me rejoindre
Le soleil a tourné autour de la fontaine, le jour s'affaiblit
Puis-je nommé mon désir dans sa fragrance, un besoin
Un lien dont la nature n'était pas beaucoup plus sibylline
Que cette arrogance à vouloir s'avancer dans l'inconnu
Vagabondage hors de moi, dans le vestibule de l'au-delà
Allais-je me retirer et rester ainsi sur une déconvenue
Mettant un doute au centre de l'énigme une autre fois
Pourtant n'était-ce pas lutte vaine contre l'inéluctable
Certes oui. Ce souffle chaud qui glisse sur mon épiderme
Euphorie passagère, c'est comme une éponge sur la table
Comme une vie renouvelée, nettoyée de tant de peines
Qu'entraîne pour ma part, de façon presque inconsciente
Le besoin de forcer le miracle et d'élargir mon espace
Timoré je le deviens, tel un cadichon face à l'émouvant
Timide intimité, le désir de fusion en moi fait place
Y a t il une raison à se rendre dans ce jardin du plaisir
Y a t il une raison à fuir ce monde où rien n'aboutit
Aucune larme dans mes yeux qui restent sans sourire
Soudain c'est la magie absolue plus de jour plus de nuit
Entre plaisir et danger ici c'est plus ou moins pareil
Entre bien et mal, je sais que les deux font souffrir
Assis au bord de la fontaine, je m'évade de ce bleu isabelle
Une idée me traverse, c'est pour moi que je suis revenu
Une partie de ma vie s'est écoulée là dans cette fontaine
Dans ce labyrinthe, non point dédale ni évasion de plume
Seulement une étape où j'ai pu déverser en parties mes peines
Peut-être sous ce regard qui gagne tant en précision
Le monde devient-il plus divin, seul dans son euphorie
Estimant que j'ai peut-être l'âge de reconnaître mon nom
Ecrit sur l'enveloppe immaculée de ma naissance, et lire...



_ «Pour tous ces jours qui restent à venir
Comme autant de pages à tourner
D'où tu ne pourras jamais t'enfuir
Tu essaieras sans cesse de te faire exister »
# Posté le jeudi 16 juin 2005 16:07
Modifié le jeudi 16 juin 2005 16:39