Le pont

Le pont
Le pont
























Un pont ! ... Tout commence ici, peut-être un peu banal
Le mot, continue encore, et encore, à me faire image
Ce pont c'est comme un chemin au-dessus du haut de là
D'une rive à l'autre, invisible, c'est sans doute un passage
Un simple pont, en tapinois et qui échappe aux regards

Dois-je hasarder, emboîter le pas et arpenter ce couloir
Comment expliquer et définir ce qui renforce le lien
For de moi, attachant mon regard badaud à cet endroit
Je l'ai vu, les yeux cois, je l'ai vu à l'opposer l'autre mien
Sur l'autre rive, tel mon reflet, comme dans un miroir

Voici sans doute la vraie, l'unique, la seule réalité durable
La seule promesse qui ressemble à l'éternité, à un avenir
Une illusion, une fantasmagorie qui ressemble à un langage
On à toute l'éternité pour dépasser sa vie
Ce pont c'est un parloir entre deux mondes

Au fait, on n'apprivoise pas le mystère
C'est presque comme dans le labyrinthe
On ne peut que passer ou bien se perdre
Voilà, je crus bon de rester sur ma crainte
Planté là, sur le seuil, à la porte du pont
# Posté le vendredi 10 juin 2005 15:12
Modifié le lundi 13 juin 2005 03:40

Le bleu du rêve

Le bleu du rêve
Le bleu du rêve


C'est un passage bien ancré et bien stable
Où draine des mélancolies et des drames
Un monde sans arrière plan sur l'invisible
A la fois plus limité, plus pur, plus précis

Un monde où les gens s'abordent sans échange
Se parlent d'une rive à l'autre comme des géants
Une énigme qu'il vaudrait bien mieux ignorer
Un indicible avide, capable de tout absorber

Un horizon lointain, quelque chose d'imaginaire
Qui s'ouvre en deux et laisse place aux chimères
On l'a tous dans le c½ur cette toute petite envie
Une envie d'ailleurs, sans ennui, bleuette de vie

D'une rive à l'autre, après tout il n'y a qu'un pas
C'est peut-être un interdit, un aller sans départ
Faut-il s'abandonner dans les édens de l'illusion
Du superflu, juste pour une poignée de seconde

Alors j'ai jeté mes bras, là, loin devant moi
Comme pour attraper, ce que je ne voyais pas
Et toucher ce lointain, tellement près de moi
Et caresser sans réserves, le ventre de l'au-delà
# Posté le lundi 13 juin 2005 03:43
Modifié le lundi 13 juin 2005 03:56

Comme une larme dans un écrin

Comme une larme dans un écrin
Est-ce à dire, et je puis qu'espérer
Toutes les chimères ne sont pas péchées
L'image n'en reste pas moins supposée
Le mystère n'a pas besoin d'associer

Pourtant, je demeurais là, atterré, fasciné
Par ce dévoilement impudique de l'irréel
Une soudaine confrontation, une mise à nu
Face à l'irréel, le réel et moi et ma solitude

Curieuse vision, ou bien je me cherchais
Ou bien pire, c'est moi qui me cherchais
Le touché de mes mains à ma vie, foisonne
Le fabuleux devient concret, m'émotionne

Est-ce à dire et je ne puis que me dérober
Tout doucement j'ai voulu m'échapper
Le réel est irréel, et tout n'est que nenni
Sauf, ces larmes à la beauté cristalline
Qui s'écoulent sur le derme de ma vie
Et arrosent de salin les lèvres de mon âme
# Posté le lundi 13 juin 2005 03:46
Modifié le lundi 13 juin 2005 03:58

U ne autre identité

U ne autre identité
Aurai-je pu attendre de cette vision
Qu'elle atteigne sa pleine maturité
Et placer en échec toute la profusion
La richesse, l'abondance, la satiété
Du bien-être en soi

Aurai-je pu attendre de cette vision
Qu'elle place en échec l'ordre apparent
Du bizarre au curieux à l'excitation
Et rester là, coi et béat, tel un enfant
Empli de pourquoi

Bon sang ! C'était là tout un réseau
De communications dissimulées
Inconscientes, inavouées, vraies ou fausses
Entre moi et mon autre identité
Un passé au rebut
Un présent mal dégagé

L'obscure découverte restera inscrite
Là, au plus profond de mon individu
Une autre voie, sans frontière, sans limite
Un autre cheminement, cruel ou juste
Sans fin ni début
Une autre identité
# Posté le lundi 13 juin 2005 03:52

U ne énigme

U ne énigme
Véritable nébuleuse grassouillette d'énigmes
Réunion de schismes intemporels et invisibles
Je ne puis que m'esquiver et regagner la rive
Parce que ma soif du savoir tombe en faillite

Bien que frustré pour un temps de cette mésaventure
Je me retrouvais à mon point de départ, victime
Les traits mêlés de stupeur et de peur un peu cothurne
Sur le seuil de ma seule imagination un peu fictive

Autour de moi, les allées, les avenues, tous ces boyaux
Qui faisaient de ce théâtre une autre énigme
Etaient illuminés par ces figures permanentes de l'aube
Ici ou là, tout en la vie était différent de la vie

Ainsi tout était autre, et rien de ce qui avait été, était
Mon âme émoustillée ne pouvait même pas s'enfuir
Heureux leurre, moment fugace, présent tourmenté
La vie ne peut que continuer et la mort la suivre

Au vrai, l'incident qui suit, fut de toute autre nature
Le ciel encore étoilé et blanchi par la vieillesse de la nuit
Offrait cette sensation de renouveau qui perdure
Comme si rien de ce qui avait été, était. Une énigme
# Posté le lundi 13 juin 2005 04:02