partout je t'ai vu.

partout je t'ai vu.
Elle se souvient maintenant
Elle se souvient, ce rectangle
Creusé dans la terre, immense
Son visage aux yeux exsangues
Invoquait vers la cité des anges
Où est tu toi, tout mon amour
Où est tu, parti pour toujours
Il faisait beau en ce drôle de jour
Il faisait beau et des pleurs autour
La blessure n'effiloche pas l'amour
Et puis j'ai marché, vers je ne sais
Le dos courbé, et les yeux défaits
J'avais mis cette robe, robe de mai
Cette robe à fleurs, que tu aimais
Tout autour des particules volaient
D'infimes particules vertes, blanches
Provenant certainement des branches
Et cèdres nains, on était au printemps
Dans mes aveuglements, je compris la révérence
Et maintenant que serai-t-il de mon existence
Où veux-tu que je t'enterre toi que j'aimais tant
Où veux-tu que je t'enterre sinon à cet instant
Dans mon c½ur
Dans mes pleurs
Dans ma peine
Je reste tienne
O ciel, ciel, ciel
Reviens mon amour
Reviens
Ne serai-ce qu'un jour
Reviens
Je t'ai cherché, je t'ai vu
Je t'ai cherché, je t'ai vu
Je t'ai cherché, je t'ai vu
Je t'ai cherché, je t'ai vu
Partout ton visage m'est apparu
Partout, partout j'ai cru ta revenue
# Posté le samedi 12 mars 2005 07:17

visions diffuses

visions diffuses
Visions diffuses

Seules hypothèses servant à baliser l'infini
A opposer quelconque intuition au néant
Elles amorçaient pour elle une autre vie
Une reprise, une renaissance dans ce géant
D'univers
Où les êtres poursuivent leur destin
Encore bien trop séparés, trop unique
L'évidence apparaît, soudaine, enfin
Bouleversant le champ clos, tragique
Et secret, de la petite légende terrestre
Mais habituée à chercher ce qui se cache
Visions diffuses lui offrent la sagesse
Une sorte d'évangile, sucre de l'espace
De l'univers
Ajustant l'éternité dans le reflux de l'existence
Et dans la migration de l'âme, faire table rase
De ces horizons chimériques pleins de souffrances
Et oublier le déséquilibre des longues phrases
Mystérieuses, en marge de toute signification
Garnies de mots lépreux, de discipline vocabulaire
Départ, souvenir, pensées, amour sans conviction
Des mots aux racines fluides et à l'image vulgaire
D'un hivers
Le c½ur quand il est heureux, plein d'amour
C'est comme l'ivresse, c'est le plein de bière
C'est la soie sous soi et l'ouverture du jour
C'est la fontaine qui noie toutes les peines
C'est un fruit tellement doux au palais
Celui qu'elle aime elle, a serti ses plaies
D'un nid vert
# Posté le dimanche 24 avril 2005 14:16
Modifié le lundi 09 mai 2005 13:24

enracinée

enracinée
Pluie sur le lac, absence de lumière
Le vent la porte dans son ventre
La terre est sa mère, nourricière
A la même place, à ce moment
Ses jambes comme deux racines
Se logent et s'enterrent en terre
Arrosées, mais que de pluies fines
Mère nature, pure, mère de terre

Au bout des mains, des feuilles
Ont poussées
Alors même en corps un peu seule
Laissez la en paix

Son corps
Couvert
D'écorces
Lui plait

Ça fait
Plus rien
L'hier
N'est rien

Elle reste là
Assise ici
Elle ne voit pas
Dans cette vie
Une raison
De bouger
Une saison
Sans été
Elle reste en boue
Alors, alors
Laissez la, vous
Bien en corps
# Posté le jeudi 26 mai 2005 08:12

Tome3 "une main posée sur le ventre de la vie"

Tome3 "une main posée sur le ventre de la vie"
Tome III



Du côté des vivants
«Une main posée sur le ventre de la vie»
# Posté le vendredi 10 juin 2005 15:04

Prologue

Prologue
S


'il est interdit de transporter des chaises dans le labyrinthe de la vie perpétuellement floue de réalité et de rêve, pourquoi mes propres fantasmes ne trouveraient-ils pas justification et prolongement dans les vôtres même si je reste en marge de ce qui peut, chez vous, motiver quelque peu, moult curiosités.

Reste à vérifier cette identité, planquée là, dans l'arrière boutique de la vraie vie et nous accompagne dans le tumulte de ces randonnées à travers la contrée sans frontière aucune, où nous, vivants, créons des espoirs, improvisons des rêves.

Mais en dehors de toute certitude, et peut-être même contre cette certitude, voici ma fantasmagorie devenue monde imaginaire, langage : «la poésie anime ma plume»

Ce labyrinthe de la vie tellement mystérieux, me plonge quelque fois dans les sortilèges du fascinant, singulièrement décrit et écrit à l'écart de tous les chemins fréquentés.
# Posté le vendredi 10 juin 2005 15:06