Reste donc en vie

Reste donc en vie
Un peu de lumière passant entre les branches
Lui permettait d'apercevoir un intérieur boisé
Est-ce une ombrelle ou le siège de la pénitence
Gouffre à la dérive vers l'irréel un peu grisé
Volcan d'eau sous couvert feuillu, noirâtre
Par la saison et ce temps qui n'en fini pas
Elle n'aimait que lui
Reste donc en vie
Petite
Laisse donc la vie
Ecrite
Sur le parchemin du futur qui n'en fini pas
Elle vivait pour lui
Elle perd son sang dans cette eau glacée
L'avenir
C'est ce vent du soir qui vient caresser
Et frôler l'épiderme et faire frissonner
Ce qui reste de la vie
Dans ce faux jour elle dérive vers la rive
Et cran total, il faut subir cette tyrannie
# Posté le mercredi 09 mars 2005 06:43

Tu me disloque

Tu me disloque
Laissez la être sa vie, et ça sans crainte
Laissez la voyager, dans ce labyrinthe
Je te salue d'ici, dit-elle, sur ma croix
Et purifier tout ce qui me reste de toi
Sur cette terre, mon corps est tout pour toi
Ton corps resté en terre, c'est toute ma foi
Et s'immisce tout doucement en moi
C'est d'un coup, un, unique toi et moi
Rends moi grande, mon amour
Dissipe ma fragilité en ce jour
Je crois, l'acidité de mes pleurs
Aura peut-être rouillé mon c½ur
Non, je ne peux le croire, oublions ça
Rien de mes souvenirs ne trépasse
Et même mon corps dégoulinant de glu
De lise, de vase, évade ma robe et nue
Je me sèche toute en pudeur et nature
Mon amour en moi je sens ce cyanure
Montant, tant, par-dessous la ceinture
Bouillent mes veines en moi, ça c'est sûr
Tu me disloques, tu te disperses et inondes
D'irréels ce qui me reste de toi en ce monde
# Posté le mercredi 09 mars 2005 07:02

Les pupilles tournées vers les nuages

Les pupilles tournées vers les nuages
Elle appelle de tous ses désirs une sorte de relevailles
L'oubli
Il faut un autre torrent de sève et emplir ses entrailles
De vie
Avant qu'elle se déchire, avant qu'elle se découd

Le ciel promenait tous ses orages
Son esprit resurgit avec ses perles de douleurs
Les pupilles tournées vers les nuages
La bouche ouverte pour avaler tout du meilleur
Tandis que s'apaisent les battements de son c½ur
Elle cherche à affronter au travers les barreaux
De ses cheveux plaqués la cruauté de cette lueur
Couleur de l'inconscience, rayonnement qui fait beau
Elle se sent si vivante
Dans la poussière de la mort
Elle devient combattante
C'est peut-être çà l'horreur
# Posté le mercredi 09 mars 2005 07:07

Interlude

La chaleur humaine
Les espaces alentours
La douceur chienne
Les délices à l'amour
Le vent se déchaîne
Sous notes de tambour
La pluie diluvienne
Lui fait l'amour
Et lave la haine
Qu'elle a en ce jour

Ses doigts caressent
Caressent son corps
Ses seins se dressent
Et en veulent encore
Ses doigts pénètrent
Pénètrent l'intérieur
C'est l'allégresse
Et mieux encore
Sonate tendresse
En doigt majeur
# Posté le mercredi 09 mars 2005 07:10

Ne la réveillez pas.....

Ne la réveillez pas.....
La vie est meurtrière, le saviez vous ?
Dissipera chagrins et peines d'amour
L'orée, l'orée du lac
Lui sert de hamac
Ses paupières sont devenues lourdes
Tant de bien en soi, soies et velours
Elle s'est endormie à la fin du jour
Ne la réveillez pas, pluies et vents
Respectez ce répit, c'est instant
La nuit caresse et sent si bon
Sa peau devient pure, céladon
Et puis par magie, se confond
En ce parterre imitation caméléon
Le sommeil est un autre horizon
Les transports dans un autre monde
Un peu flous, fous, façon déraison
Façon volute dans les bras de l'imaginaire
Jardin fermé, chut ! Ceci est un secret
Au parfum délecte de douceur et bien-être
Quand elle bouge c'est magnifique
Tout son corps c'est panoramique
Corps en sommeil
C½ur en soleil
La nuit la couvre d'étoiles, elle est son édredon
# Posté le mercredi 09 mars 2005 07:13